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Une forme moderne de l’inceste… Le syndrome d’aliénation parentale

Aliénation parentale – Thèse du Dr Bénédicte Goudard

Thèse soutenue le 22 octobre 2008 par le Dr Bénédicte Goudard à l’Université de Lyon – Faculté de Médecine de Lyon-Nord, intitulée Le syndrome d’aliénation parentale.

Ce travail de recherche aborde en profondeur la notion d’aliénation parentale, telle qu’elle était conceptualisée à la fin des années 2000.
À noter : le terme de syndrome n’est plus employé aujourd’hui.
Depuis le 25 mai 2019, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a validé la terminologie d’aliénation parentale en l’intégrant à la nouvelle Classification internationale des maladies (CIM-11), applicable depuis le 1er janvier 2022.
Cette notion est répertoriée sous le code QE52.0, dans la catégorie des troubles de la relation parent-enfant.

Introduction de la thèse

Le Syndrome d’Aliénation Parentale (SAP) a été décrit pour la première fois en 1985 par le pédopsychiatre américain Richard A. Gardner, professeur à l’Université de Columbia. Il s’agit d’un ensemble de situations pathologiques, de plus en plus fréquentes, observées dans le cadre de divorces très conflictuels.

Selon Gardner :

« Le Syndrome d’Aliénation Parentale (SAP) est un trouble de l’enfance qui survient presque exclusivement dans un contexte de litige autour de la garde. L’enfant exprime alors une campagne de dénigrement envers un parent, sans justification objective.
Le SAP résulte de la combinaison entre la manipulation d’un parent (endoctrinement) et la propre participation de l’enfant à cette attitude de rejet.
Lorsqu’il existe un réel abus ou une négligence parentale, l’animosité de l’enfant est fondée et le diagnostic de SAP ne s’applique pas. »

Un sujet toujours sensible

Le SAP demeure une notion controversée, car il se situe au croisement des domaines judiciaire et médical, dans des contextes de conflits parentaux intenses.
Originaire des États-Unis, le concept reste encore peu diffusé en France. Si la littérature anglophone est abondante, les sources francophones restent limitées.

La justice se montre prudente à l’idée d’intégrer un diagnostic médical dans un conflit familial, tandis que les médecins se sentent souvent mal à l’aise d’intervenir dans des problématiques qui relèvent aussi du champ social.

Pourtant, le médecin joue un rôle essentiel : il est souvent le premier interlocuteur de ces familles et a pour devoir de protéger les enfants, en conservant une posture neutre, bienveillante mais proactive.
L’absence de connaissance ou de repères face à ces situations contribue à leur aggravation. Le diagnostic, bien que difficile à poser, est pourtant crucial : la prévention reste la clé pour préserver la santé mentale des enfants exposés à des formes de maltraitance psychologique.

Intégralité de la thèse ici  : JDP_294_0020

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